• Messianisme hébreu ou universalisme babylonien

    Avertissement préliminaire: L'auteur principal utilise le terme "D.ieu" (avec un "point") par concession aux pagano-chrétiens ignorants afin qu'ils aient une référence culturelle pour leur "Dieu" (Théos, Deus, Zeus) et je l'ai conservé aussi par condescendance. Toutefois, c'est "Elohim" que nous connaissons et c'est Celui qui a dit en donnant Son Nom: "YHWH".
    De
     même pour l'utilisation du mot "divinité" malgré sa référence à "Deus" alors qu'il s'agit de "filiation de Elohim".
    -JYH-

    Article bénissant copié sur le blog de J.Y. Hamon. soyez enrichis en le Mashiya YaHuWshuaH!

    Messianisme hébreu ou universalisme babylonien?

    Par Phare Ouest Casher dans Qéhila, Ekklesia, Messianisme... (22) le 15 Septembre 2013 à 12:00

    (L’inévitable confrontation du modèle 777 contre le système 666)


    Messianisme hébreu ou universalisme babylonien ?

     

    Messianisme hébreu ou universalisme babylonien ?


    L'Histoire est structurée par des courants de pensées puissants qui puisent leur source dans la plus haute antiquité.

    Ainsi, en est-il de la pensée babylonienne qui a engendré, telle une matrice primordiale, la plupart des modèles politico-religieux encore actifs de nos jours.

    Avant Babel et la volonté humaine « de se faire un nom » comme D.ieu, c’est-à-dire sans D.ieu et à la place de D.ieu, il nous faut noter l’antagonisme qui a poussé Caïn à tuer son frère Abel : le modèle messianique porté par Abel n’était pas compatible avec le système humain que voulait développer Caïn.
    L’homme des villes, des remparts et de la sédentarité, s’oppose par sa volonté de puissance et de pouvoir à la vocation sacerdotale et au nomadisme de l’homme vivant de ses seules aspirations spirituelles.

    Cette confrontation issue des temps anciens n’est ni terminée, ni résolue : elle perdure et prend des formes toujours plus subtiles pour mieux se ressourcer et imposer à l’humanité une issue hasardeuse à ce combat fratricide.

    Ainsi vivons-nous dans nos sociétés du 21ème siècle une lame de fond structurante qui tend de nouveau à globaliser et à mondialiser notre approche
    des problématiques planétaires. Cette pensée est de Babel, elle est babylonienne dans son essence, elle est l’héritière de la pulsion caïnite. Pour échapper à la malédiction, à l’errance et à la mort, l’homme se doit de dépasser ses différences, de s’unir pour s’élever, relever et dépasser les défis qui jalonnent son parcours tumultueux.

    L’homme selon Caïn n’a pas accepté de s’en remettre aux décrets divins. Il a prévu de s’organiser pour échapper par ses propres forces à la malédiction primordiale, fruit de son propre péché.

    Or, cette voie humaine de salut télescope une autre voie annoncée depuis les
    temps anciens : une voie divine qui porte un autre modèle de développement
    pour l’homme et exige de sa part une renonciation à toute velléité de rébellion
    et de vie hors de la présence de D.ieu. Cette voie a été ouverte par la révélation monothéiste du D.ieu d’Abram l’hébreu. Le père de la Foi a exporté hors de Babylonie ce germe de messianisme qui persiste encore de nos jours au travers des révélations judéo-chrétiennes de toutes obédiences, pour celles qui ne renient pas leurs propres fondements.

    Force est donc de constater que plusieurs millénaires après la genèse de ces courants de pensées structurants, nous en sommes au même point : l’ordre mondial selon Babel-Babylone s’oppose, avec toujours plus de vigueur et de rage, au messianisme selon la Torah et sa réalisation en Yéshoua.

    Notre messianisme est un particularisme, fruit d’une élection selon le coeur de D.ieu. Il est la négation d’une pensée mondialisante et globalisante.
    Et si tous ont vocation à rejoindre ce particularisme par appel et greffe,
    ce particularisme n’a pas pour vocation de se fondre dans un tout qui le nierait et le détruirait. Cette pensée n’est pas acceptable pour un monde qui se définit comme seul objet et finalité de la création. Or, notre monde
    n’existe pas pour lui-même mais pour rendre gloire et témoignage de Celui qui l’a créé.

    L’homme qui refuse ce postulat et ce lien d’obéissance n’a alors pas d’autre choix que de nier le modèle messianique et la voie du Salut qui le caractérise. Il ne peut alors chercher qu’à se sauver par ses propres forces, en organisant des empires politico-militaires et des systèmes religieux répondant à ses exigences de paix et de sécurité. Mais D.ieu a un autre plan pour rendre opérationnelle Sa paix et Sa sécurité au bénéfice d’une créature pacifiée avec son Créateur. Dès lors, la confrontation entre le modèle divin et le système humain ne peut qu’avoir lieu. Elle sera globale,  mondiale, universelle. 

     Nous voyons poindre dans notre actualité quotidienne les prémices renouvelées de ce combat hors norme qui traverse les âges sous des aspects différents mais sans jamais se dénaturer. Le système des hommes veut en
    découdre définitivement avec le modèle d’ambition messianique portée par la révélation hébraïque et son prolongement évangélique. Il nous faut pouvoir porter des mots sur ce combat pour l’exprimer, l’identifier et le cas échéant nous y joindre, chacun selon ses dons et son appel.



    Les empires selon Babel et la marque du dernier empereur


    Selon notre Foi et nos libres adhésions à ce que nous croyons être la vérité, nous attendons donc l’avènement de l’impie, l’homme sans Torah, celui que la "chrétienté" a qualifié "d’ante" et "d’antichrist", l’antimessie. Cet homme, accueilli et maintenu par un système construit autour de lui et pour lui, imposera au monde un messianisme fait de mains d’hommes. Sa royauté sera
    extrême, efficace, totale, respectée, et crainte. La guerre, qu’il mènera contre les Saints de D.ieu, et qu’il gagnera dans un premier temps, révèlera sa véritable nature aux yeux d’un monde qui aura accepté sa tutelle et sa marque. Ainsi est-il précisé que la marque de la bête (des bêtes, des faux prophètes et de tout esprit impur qui participera à l’édification de ce dernier empire) est un chiffre, un nombre, et qu’il est identifiable à une série
    de trois « 6 ».

    Avant de revenir sur cette énigme plusieurs fois millénaire, il nous faut regarder de nouveau ce que Babel a apporté aux empires et aux systèmes religieux. Que Babel soit une tour, une pyramide ou tout autre type
    « d’oeuvre maçonnique », Babel est avant tout une pulsion humaine qui exprime la rébellion.

    L'homme qui n’accepte pas le projet divin pour la création veut imposer le sien et « expulser » le Créateur de Sa propre création. Il veut se faire un 
    « nom » pour faire oublier le « Nom » de D.ieu et devenir ainsi son propre
    dieu. L’homme de Babel n’est plus tout-à-fait un homme : c’est un demi-dieu
    car c’est ainsi qu’il se pense lui-même. Ainsi que le révélait le serpent à Eve lorsqu’il disait : « vous serez comme des dieux».

    Si Babel caractérise la première tentative humaine de rébellion et d’organisation politico-militaire hors la présence de D.ieu, Babel est devenue au cours des siècles la matrice des systèmes politico-religieux.
    Cette matrice primordiale tente à nouveau d’imposer au monde la construction
    d’une « tour improbable » : un Nouvel Ordre Mondial (NOM) qui s’affranchirait des interdits et obstacles divins issus de la première rébellion.
    Ainsi, ce que D.ieu a séparé, notamment grâce à l’outil du langage, l’homme
    va le réunifier en globalisant ce qui a été segmenté, grâce au langage des machines et des intelligences artificielles.

    Les technologies d’information et de communication n’ont que faire de l’obstacle des langues et des frontières, quand elles existent encore. 
    La tour de Babel version moderne est numérique (nous pourrions parler de Tour de Babel 2.0) mais ce n’est pas pour autant un concept virtuel. C’est
    une réalité qui permet à l’élite invisible de globaliser sa domination et son contrôle sur chacun des foyers connectés à la « tour de Babel virtuelle ». Demain qui pourra vivre en dehors de ce modèle ? Qui pourra acheter et vendre, travailler, toucher un salaire, une allocation, sans accepter les règles minimales de fonctionnement imposées par la technostructure de ce système globalisant ?

    Ceux qui tenteraient l’aventure par idéalisme, superstition, pulsion anarchique
    et libertaire, ou par Foi, seront vite requalifiés de « terroristes » et de renégats. Adeptes de sectes millénaristes ou simplement rebelles à tout ordre et discipline quelle que soit leur nature, ces résidus, que le système de la Bête n’aura pas réussi à intégrer, n’auront dès lors pour seule vocation que de
    disparaitre.

    Les autres, tous les autres, auront accepté cette domination exceptionnelle du dernier des empereurs et porteront, sous une forme ou une autre, la marque de son système: un triple « 6 ». Que dire de ces chiffres et de ce nombre sans rajouter aux hypothèses bonnes, intelligentes, farfelues ou ubuesques qui remplissent déjà nos bibliothèques ?

    Cette trinité de « 6 » est un marqueur sans ambiguïté : elle marque l’origine babylonienne du système de l’impie car Babylone est avant toute chose lamatrice trinitaire de toutes les constructions politico-religieuses. Les triades
    de faux dieux qui ont traversé l’antiquité sont ici résumées et « recyclées » dans cette tri-unité de « 6 » qui ne laisse aucun doute sur l’obédience réelle des systèmes philosophico-religieux qui oeuvreront consciemment ou inconsciemment pour l’impie.

    Le seul chiffre « 6 » renvoie à son tour et de toute évidence au 6ème jour de la création : celui où l’homme fut créé, ainsi qu’il est dit de ce chiffre nombre. « C’est un chiffre d’homme … ». Mais ce 6ème jour semble se déifier lui-même et faire l’impasse sur le 7ème jour qui devait pourtant concentrer tous les
    efforts de l’humanité.
    L’homme du 6ème jour qui se déifie lui-même ne veut pas du modèle messianique porté par le 7ème jour du repos, Shabbat de d’Élohim, dont il
    est dit : « D.ieu bénit le 7ème jour et le sanctifia ».

    Telle une image fractale prisonnière de sa modélisation mathématique, la seule
    perspective messianique de l’homme du 6ème jour est un autre 6ème jour, lui-même condamné à enchainer avec un autre 6ème jour, etc. Ce système, qui bloque sur lui-même par autosatisfaction et par prétention à la perfection,
    ne peut envisager comme sortie messianique que son propre modèle, porté par un homme devenu son propre dieu, par un homme du 6ème jour qui refuserait
    d’envisager le 7ème et dernier jour de la création comme finalité.

    Ce refus, quasi-génétique (inscrit au plus profond de l’ADN humain), de la solution portée par le 7ème jour selon YHWH entraine l’homme de Babel à s’arc-bouter sur ses propres forces, ses propres solutions, à édifier un système mondial marqué du triple « 6 ». Dès lors, la marque trinitaire «666 » désigne symboliquement tout système humain d’obédience babylonienne, qui refuserait la solution messianique portée par ceux du 7ème jour.

    De doute évidence, cette « marque déposée » est une signature et un marqueur facile à disposition du dernier des empires. Ce marquage pourra revêtir des formes différentes et des expressions technologiquement
    variées. Mais il désignera une même réalité : l’adhésion librement consentie
    ou la mise en esclavage au bénéfice d’un système mondial, global, universel,
    dont la seule vocation sera d’édifier une « nouvelle tour » qui monterait jusqu’aux cieux et qui permettrait alors à l’homme symboliquement de dire: 
    « D.ieu n’y est pas … il n’y a ici que l’homme ».

    Cette volonté de « s’installer dans les cieux/nuages », et de prendre la place de D.ieu, s’immisce dans tous les compartiments du jeu humain. Ainsi nous faut-il noter avec perplexité cette volonté de maitriser « le cloud », le
    « nuage numérique virtuel », notre nouvel univers de stockage illimité de données. Le « nuage/cloud » enregistre tout, voit tout, nous suit partout.
    Ce « nuage » est une oeuvre humaine, au bénéfice de ceux qui pilotent cet espace, mais au détriment de ceux qui s’y inscrivent comme simples abonnés.

    Le dernier empereur, l’impie, l’antimessie « s’assiéra dans ce nuage » car depuis cette haute position stratégique son contrôle sera total, global, mondial. Sans aucun doute, une autre image d’un trône divin, digne des représentations antiques et idolâtres où Zeus/Jupiter siégeait en haut de l’Olympe et s’invitait dans les trajectoires des mortels.

    Soyons sur nos gardes et de façon très concrète limitons nos données personnelles, familiales ou associatives stockées dans ce « cloud »
    (nuage de données). Soyons également conscients, qu’un jour il nous faudra en sortir définitivement … ou y rester et accepter la marque associée qui est le sceau de la perfection humaine: une trinité de « 6 ».




    L'anti-Babel, le messianisme hébreu



    Aux termes de l’aventure Babélienne et babylonienne, Abram l’hébreu est appelé à quitter sa patrie, sa famille, et à rejoindre un lieu précis connu de l’Adonaï Élohim, El Shaddaï. Là il y présentera son fils unique Isaac et, sur
    cette terre de Canaan, il offrira un culte selon le « pain et le vin » aux côtés de Mélkiy-Tsédeq, prêtre du Très-Haut.
    Le père de la Foi recevra promesses, héritages, et de lui sortiront de grandes nations devant l’Adonaï. Notons que le projet messianique divin se distingue du projet humain par son « particularisme » : loin de la globalisation, de la mondialisation et de l’universalité du projet, D.ieu choisit un homme, un seul. A partir de ce petit nombre doit se développer un projet qui concernera à
    terme toute l’humanité. C’est le point essentiel sur lequel l’universalisme babylonien se distingue du messianisme hébreu. A Babylone, tous doivent se fondre dans une matrice universelle qui va nier les appels et les particularismes. Tous deviennent « un tout » dont la vocation est de faire disparaitre le D.ieu Un, Ehad. 

    Pour Abraham et sa lignée, le projet messianique est clairement défini :d’un seul appelé doit se développer une lignée messianique particulière, sur laquelle pourront librement se greffer tous les hommes qui ne veulent pas rejoindre le projet babylonien. La dynamique messianique selon Abraml’hébreu est fondamentalement différente de la dynamique mésopotamienne.
    Pour rejoindre l’alliance selon le D.ieu abrahamique, il faut accepter d’être sauvé « par un seul », loin de l’effet de groupe et d’une coalition qui compterait ses propres troupes et compterait sur ses seules forcesglobalisées.

     Le projet messianique hébreu révèle une dynamique où « un seul » va pouvoir
    sauver le plus grand nombre possible, dans la mesure où ce plus grand nombre accepte librement de se greffer sur ce projet. Ce particularisme hébreu selon Abraham, Isaac et Jacob-Israël s’est ensuite développé dans le cadre d’un peuple, dit élu : un peuple de 12 tribus qui accepta de faire Alliance au pied du mont Sinaï par l’action forte d’un seul homme, Moshéh, appelé hors d’Égypte. Loin de construire une société universaliste et globalisante, les
    juges, les rois et les prophètes n’eurent de cesse de se séparer des autres nations avoisinantes, parfois avec succès, souvent dans l’échec amèrement constaté et sanctionné.

    Mais le projet messianique hébreu s’est définitivement incarné et réalisé lorsque vint Yéshoua. Le particularisme hébreu trouve avec son Mashiah sa forme la plus absolue et la plus aboutie : par l’action d’un seul homme
    - Fils du Père - la voie messianique entr’ouverte par Abraham reste définitivement accessible à tous ceux qui se grefferont sur cette dynamique
    et cette volonté divine où « un seul a le pouvoir de les guérir tous » et non pas l’inverse. L’inverse, c’est lorsque « tous réunis, ils ont la prétention de ne faire qu’Un à la place de D.ieu et de se guérir eux-mêmes ».

    L’antithèse messianique, la négation de la greffe sur le particularisme hébreu, c’est Babylone et sa prétention à l’universalité. A ce titre, la "chrétienté" qui se prétend "Verus Israël" incarne cette prétention babylonienne et ce défi fou qui consiste à être Dieu à la place de D.ieu.
    Tout bien considéré, la "chrétienté" qui prêche "Jésus" dans les églises pagano-chrétiennes est plus proche de l’universalisme babylonien que du particularisme hébreu. Tout en restant au centre des enseignements,
    Jésus-Yéshoua a été dénaturé, défiguré. Ces hommes d’églises ont transformé la Parole pour mieux coller à leurs idéaux temporels.
    C’est ainsi que l’église dite universelle est devenue au fil du temps une construction babylonienne et, à son corps défendant, un des piliers du Nouvel Ordre Mondial. En adoptant la dynamique du 6ème jour, les églises qui  s’inscrivent dans le projet oecuménique où « tous acceptent de devenir un tout » adoptent sans le savoir la marque babylonienne qui sera celle du faux-messie : une trinité de « 6 ». En acceptant de prêcher un Jésus selon Nicée et selon les dogmes trinitaires issus des conciles politiques des premiers siècles, les faux-pasteurs ont fini par rejeter Yéshoua et le modèle messianique incarné par le vrai Messie.

    La résultante de ces siècles de complots, de compromission avec le pouvoir temporel, est une prostitution spirituelle plutôt étonnante … pour reprendre l’état d’esprit de l’auteur de l’Apocalypse, lorsqu’il considéra l’état de  prostitution de cette femme appelée Babylone, mère des prostitutions.

    Attention: à titre individuel, de nombreux croyants, issus de ces églises detoutes confessions, ont combattu tous les jours de leur vie un juste combat qui leur sera imputé à justice. Notre sujet n’est pas ici de qualifier les trajectoires personnelles et individuelles de ces croyants.

    Nous avons par contre à constater que l’énergie et la force collective du corps formé par les croyants, dont il est question ci-dessus, sont déployées au détriment du bon sens prophétique - et notamment contre l’Israël politique et les Juifs de diaspora. Cette dynamique ne permet pas à ces églises, qu’elles soient d’obédiences catholique ou protestante évangélique, de s’inscrire dans les plans de D.ieu et de revendiquer le titre de "lutteurs avec D.ieu".

    Dès lors, et avec un degré d’urgence qui n’échappe pas aux veilleurs placés sur les remparts « Quittez ! Fuyez de Babylone ». Oubliez ce système politico-religieux issu du 6ème jour et revenez au monothéisme hébreu qui
    invite l’homme à se « surpasser lui-même », à passer au- delà de lui-même, et à
    reconsidérer avec discernement ce 7ème jour.




    Le modèle 7/7/7



    Sur ce 7ème jour, il est dit que « D.ieu le sanctifia ». Ce jour de repos divin a été confié à l’homme pour qu’il le garde et s’en souvienne. Se reposer et cesser ses activités profanes le jour de Shabbat, c’est se souvenir que la création reste inachevée et qu’il appartient à l’homme de contribuer à son
    parachèvement, paradoxalement en ne faisant « rien » qui vienne de lui-même, mais simplement en gardant le Shabbat de YHWH afin que D.ieu soit libre de parachever Sa création en constatant que l’homme est devenu le gardien du Shabbat. Parfaire la création en refusant de la construire soi-même, c’est
    accepter de laisser cette mission au seul Créateur. Tel est tout l’enjeu du 7ème jour lorsque l’homme accepte librement de s’y inscrire. Le Shabbat deYHWH reste dans ce cadre le meilleur moyen d’échapper au piège du 6ème jour et à la pulsion babylonienne de construire un projet messianique hors
    de la présence de D.ieu.

     Cette signature du 7ème jour trouve un écho messianique et prophétique dans le cadre des fêtes du 7ème mois : un mois dense en convocations solennelles et en jours de jeûne. Il est notable que le judaïsme pharisien et la chrétienté aient oeuvré pour dénaturer ces fêtes, les premiers en requalifiant de 1er
    mois de l’année ce 7ème mois et les autres en le supprimant tout simplement.
    Dans les deux cas, cette signature authentique du 7ème mois est remplacée par une signature babylonienne pour ce qui concerne l’apport pharisien (symbolisé par la présence des 666 fils d’Adoniqam parmi les reconstructeurs du Temple qui reviennent de la première déportation à Babylone), et par une négation de ces fêtes s’agissant de l’apport pagano-chrétien, lui-même d’inspiration largement babylonienne.

    Mais le messianisme hébreu a jugé bon de continuer à authentifier son action en instituant une 7ème année : une année de Shémitah, une année de remise des dettes et de jachère, une année shabbatique.

    Nous sommes donc en présence d’une signature de type 7/7/7. En aucun cas, il ne s’agit pas ici d’une invitation à considérer une nouvelle combinaison trinitaire car un autre sceau vient parachever cette séquence de 7 : tous les 7 fois 7 ans. Ce cycle 7/7/7 est lui-même sublimé dans le cadre d’une année de Jubilé, dite Yovel.
    La redistribution totale et généralisée des biens acquis ouvre la voie à une économie juste et solidaire. Chaque génération, chaque famille aura donc
    l’opportunité de connaitre et de bénéficier d’un nouveau départ, qui s’affranchit de la logique capitalistique privative de biens pour les uns,
    accumulatrice de richesses à l’excès pour les autres. Nous sommes en présence d’un nouveau modèle social et économique, confié à l’homme par la Torah, mais jamais réalisé par manque de Foi et de courage politique.
    Tous les ans, dans le cadre du décompte de l’ômer, le croyant est invité à
    considérer ce cycle de 50 jours, comme une préfiguration et comme une annonce de la 50ème année. « Proclamez aux captifs la liberté» dira le Mashiah, une allusion à peine voilée à cette finalité ultime d’année de Jubilé accompagnée de la libération de tous les esclaves.

    Ce modèle 7/7/7 est une projection messianique qui sera mise en oeuvre dans le cadre du Royaume, car les conditions de réussite de ce modèle économique sont toutes conditionnées par une royauté d’un nouveau genre.
    Loin de l’exercice du pouvoir issu des systèmes du 6ème jour, seul le Roi des rois, maître du Shabbat et donc maître du 7ème jour, pourra en son temps veiller à la bonne réalisation de ce projet messianique.

    Messianisme hébreu ou universalisme babylonien ?

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                                       mais voir aussi cet autre "7":

    Messianisme hébreu ou universalisme babylonien ?




    Apocalypse
     : la confrontation du modèle 7/7/7 contre le système 6/6/6


    Si le septième jour de la semaine - Shabbat - fait écho au septième jour de la création inachevée, il n’est pas surprenant de trouver dans le livre de l’Apocalypse, ou livre de la Révélation de Yéshoua, toute une série de référence à ce chiffre de plénitude et de parachèvement.

    Jean y écrit donc sept lettres aux sept anges des sept assemblées d’Asie mineure (7/7/7). Cette première série 7/7/7 est complétée par une
    seconde série de même nature. L’Histoire humaine est ainsi résumée dans ce livre par sept sceaux, dévoilant la sonnerie de sept trompettes, la dernière précipitant sur terre les sept coupes de colère de D.ieu.

    La première série semble provenir de la terre dans un mouvementascendant. La seconde série trouve son origine dans les cieux dans le cadre d’un mouvement descendant. La rencontre de ces deux figures triangulaires
    dessine un Magen David (étoile de David)* qui accueillerait en son centre un dernier chiffre sept, figuré explicitement par le nom calligraphié de Yéshoua et de ses sept traits de lettre. Ce schéma présente alors une séquence intéressante de type ‘7 fois 7’, renvoyant au décompte de l’ômer et à la finalité de la 50ème année du Jubilé (schéma -> ci-dessus)
     *Note JYH: Nous retenons toutefois les extrêmes réserves émises par ceux qui voient ici le "sceau de Salomon" ou même "étoile de Remphan" et son rapport avec l'occultisme, tout en mettant en garde contre deux dangers extrêmes: l'antisémitisme et l'adhésion à "ceux qui se disent juifs mais ne le sont pas". D'ailleurs, le seul "7" qu'on retrouve dans des fouilles archéologiques est celui de la "Ménorah à 7 branches" et non pas les prémices d'un "drapeau (franc-maçon) Israëlien".
    http://www.youtube.com/watch?v=w2LVB2qEle0#t

    Messianisme hébreu ou universalisme babylonien ?

    Mais aussi en sachant que: "Car Elohim a mis dans leurs coeurs d’exécuter son dessein et d’exécuter un même dessein, et de donner leur royauté à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Elohim soient accomplies." (Apoc 17:17)



    Par ailleurs, ces séries parfaites de trois chiffres 7 semblent répondre à la série des trois chiffres 6 des bêtes et de l’impie.

    Une réponse en forme de dépassement, de condamnation et en forme d’avertissement car c’est au septième et dernier sceau que sonnent les sept trompettes et c’est à la septième et dernière trompette que sont répandues les sept coupes.

    Les plans de D.ieu se déroulent presque mécaniquement et mathématiquement selon des lois qui nous échappent mais dont la perfection ne peut ici être ignorée. Cette perfection se doit d’être copiée, plagiée et dénaturée par l’impie, qui obéit, quant à lui, à des lois similaires mais relevant d’une imperfection quasi mathématique révélée par le système 6/6/6. Ce système,
    où l’homme, créature du 6ème jour, ne souhaite pas accueillir le repos du 7ème
    jour, est un système où l’homme sans Torah ne veut pas du Shabbat deYHWH pour la création. 

    Indice intéressant : c’est entre le sixième et le septième sceau qu’intervient le recensement des 12 fois 12 fois 1000 serviteurs de D.ieu issus des 12 tribus héritières d’Israël avec toutefois quelques changements notables : apparaissent Joseph et Lévi, disparaissent Éphraïm et Dan*. Il semblerait
    que ces serviteurs soient appelés hors d’un Israël recomposé, redéfinit et affiné, pour être marqués au front par l’ange de D.ieu ; ils ne seront donc pas marqués au front par l’impie. 

    « Attendez, pour malmener la terre et la mer et les arbres, que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre D.ieu. » (Apocalypse 7:3)

    Ordre est donné que les jugements ne commencent pas avant que tous ne soient recensés et marqués du sceau qui authentifie. En effet, les quatre anges exterminateurs apparaissent dès le chapitre 7 mais sont dans un premier temps retenus dans leur action par l’ange de D.ieu dont la mission
    est de réunir les élus. Il est donc logique de conclure que la sixième et terrible trompette intervient alors que tous les serviteurs de D.ieu ont été préalablement marqués.
    Or, si le sceau de l’impie va marquer les siens « au front et aux mains » d’une série trinitaire de « 6 », le sceau du camp des saints ne peut, par opposition, que renvoyer à une série de 7.

    *Note JYH: L'absence de "Dan" est considérée par certains comme une indication de l'appartenance de "l'anti-Mashiah" à cette tribu mais c'est sans compter avec l'absence similaire de "Ephraïm" qui représente très souvent la "Maison d'Israël" chez les prophètes et pourtant la présence de "Joseph" qui est "Ephraïm+Manassé" !
    On notera donc également d'une part que Jacob-Israël a prophétisé sur Dan en disant "Dan jugera son peuple" (Gen 49:16-18) et d'autre part que les "douze tribus" (dont Dan) sont bel et bien présentes dans le "Millénium" (Ezéc 48:32).


    Nous avons préalablement identifié cette signature messianique : Shabbat (7ème jour), Soukkoth /Kippour (7ème mois), Shémitah et Yovel (7ème année suivie de la 50ème année). Sans oublier le décompte de la période qui s’intercale entre Pessah et Shavouoth (50 jours = 7 semaines pleines + 1 jour).
    Période que l’Adôn Yéshoua a vécu intensément jour après jour, en restant avec Ses disciples 40 jours puis en les invitant à patienter 10 jours supplémentaires après le Rouah HaQodesh, dispensé à l’occasion de la fête de Shavouot-pentecôte.

    Ceux qui accueillent, avec bienveillance et obéissance, cette signature divine le font par respect de la Torah et par adhésion au sacrifice qui sauve. Ils respectent les commandements du Père et témoignent du Salut par le Fils-Yéshoua. Voilà un sceau sans ambiguïté.

    Force est de constater que c’est précisément entre la sixième et la septième trompette (un autre indice !) qu’intervient le témoignage des deux témoins. De fait, il y a une pause entre la sixième et la dernière trompette.
    Cet espace, laissé libre pour le témoignage du Royaume qui vient, est accompagné d’un ultime appel à la repentance.

    Mais le monde ne recevra pas ce dernier témoignage et, tel Pharaon, endurcira son coeur. Les deux témoins auront alors le pouvoir de transformer les eaux en sang et appelleront sur le monde de nouvelles plaies d’Égypte: 

    « Ils ont le pouvoir de clore le ciel et le pouvoir de frapper la terre de mille
    fléaux, aussi souvent qu’ils le voudront. » (Ap. 11:6)

    Pendant cet ultime témoignage, la bête de l’abîme est déjà présente et agissante car il lui est permis de vaincre une partie des saints et de les tuer, une autre partie étant mise au secret et à l’abri dans le désert.

    Le témoignage des assemblées dure ainsi jusqu’au son de la septième trompette qui annonce la colère de D.ieu et le jugement final : l’heure du repentir est passée. Les sept coupes de colère peuvent être comparées à
    l’avertissement de Lévitique 26 et sont à considérer comme une concrétisation
    de cette terrible menace :

    « Si vous vous opposez à moi et ne consentez pas à m’écouter, j’accumulerai sur vous ces plaies au septuple pour vos péchés. »

     Au final, le septième sceau finit à la fin de la septième trompette, qui est la fin des sept coupes de la colère de D.ieu. C'est une séquence complète (7/7/7) dont l’heureuse conclusion est l’avènement du Mashiah.
    Un modèle à venir (7/7/7) contre un système existant (6/6/6)...

    L’Apocalypse est l’histoire d’une confrontation millénaire qui trouve enfin
    son achèvement : les 2 témoins de jugement interviennent à la fin du 6ème
    sceau, en prélude au 7ème où D.ieu reprend la main sur une histoire humaine qui aura tenté en vain d’expulser son propre Créateur. Nous voulons voir dans ces chiffres autant de signes prophétiques que nous interrogeons à la lumière de la Torah qui est la Parole faite chair.

    Un système existant depuis Babel va tenter une dernière fois de s’imposer au monde. Ce système s’oppose violemment depuis les temps anciens à un modèle messianique qui n’a pas encore rencontré les conditions nécessaires à son avènement. Mais les choses vont bientôt changer et le modèle issu du 7ème jour va pouvoir enfin s’imposer sur un système issu du 6ème jour.

    Dans ce cadre, nous avons établi que le messianisme hébreu, porté par Abraham et réalisé par Yéshoua, était un particularisme qui avait pour vocation de recevoir, accueillir les croyants, qui acceptent sans réserve les
    conditions de leur propre greffe ; les Juifs de Juda devant par ailleurs encore se greffer sur ce messianisme selon leur propre nature.

    A contrario, la matrice babylonienne révèle une pensée globalisante et mondialiste. Dans la confusion de cette matrice, tous les particularismes
    se fondent puis se confondent. Les appels pressants à sortir, à quitter,
    (Lékh Lékha, va pour toi…) y deviennent inaudibles. Babel-Babylone devient alors la négation même de ce qui « est » pour devenir ce qui « n’est pas », dans le cadre d’une absence de distinction entre le sacré et le profane.
    C’est ainsi que le monde redeviendrait « tohou bohou », un monde où les eaux
    (les nations) ont fait disparaitre la terre - Éréts.

    Faire disparaitre Éréts-Israël physiquement et spirituellement: voilà l’objectif du système 6/6/6.

    Assurer la destinée messianique d’Israël, physiquement et spirituellement dans le cadre d’Éréts-Israël et du Corps du Mashiah Yéshoua, voilà la vocation du modèle 7/7/7.

    Sommes-nous prêts à participer à ce combat et quel sceau allons-nous accepter de porter ? Une série trinitaire de « 6 » en provenance de Babylone, ou une série de « 7 » ayant pour base le témoignage du Shabbat de YHWH ?

    Que chacun se pose intimement la question sans se presser d’y répondre pour ne pas se trouver parjure aux temps de la grande tribulation,
    grande angoisse pour le "tout Israël". ■



    JYH
    Shabbat du 14/09/2013
    D'après "Blog kéhila"
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)


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